Parce que c'était vous, parce que c'était moi.

Croque dans du Lacoste

"Qu’a-t-elle encore inventé comme sornette ?", vous murmurez-vous probablement en cachette. Eh bien non, rien de rien, rien que la vérité, je le jure. Même que dans une minute – deux si vous êtes vraiment attentifs – vous serez prêts à la pousser avec moi, la chansonnette. (Quoi, c’est pas vrai que ça sonnerait bien comme refrain hip hop avec la petite décélération sur la dernière-syllabe-qui-tue-tout-comme-dans-les-grands-tubes-de-rap, Croque, croque, croque dans du Lacoste ?)

Avant, Lacoste s’invitait sur les petits polos de maille piquée en crocodile trognon. Avant, Lacoste était le mythe de nos pères et grands-pères qui voulaient avoir la classe, la vraie, pour leurs parties de golf entre collègues – ou barbec’ en famille le dimanche midi. Avant, Lacoste était cette marque rassurante, qui ne bougeait pas avec l’âge, qui nous donnait l’impression, comme elle, de ne jamais prendre une ride.

Fauchon

Mais ça, c’était avant. Avant que Fauchon ne s’empare du doss’ et ne pulvérise tous nos repères… en de paradisiaques éclairs. Moi j’en reprendrais bien des caisses et des tonnes et des milles de ces sympathiques fuchsia, vert et blanc compères. A m’en faire péter la panse même – mais pas trop, parce qu’après, on connaît tous le calvaire.

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The Bling Ring

.The Bling Ring

En raison d’une problématique de référencement, je vous invite à aller lire ma critique de The Bling Ring sur le magazine en ligne So Trendy, juste ici. En espérant que vous l’apprécierez tout autant !

Le gloss, Kate Moss ou bolosse ?

Angelina Jolie gloss

Le gloss ne peinturlure pas les dents…

Qui ne s’est pas un jour laissé avec effroi distraire dans la glace par un petit estampillage rougeâtre, là, plein phare sur sa jaune dentition ? (Qui dit tache coquelicot dit rouge à lèvres, qui dit rouge à lèvres dit jaunissement des dents, élémentaire ma chère consoeur.) "Ouhouuu, regarde-moi, j’étais déjà là tout le repas, AHAHAH !" L’alternative zéro prise de tête existe, oui oui. Plus besoin d’appliquer l’embellisseur de lèvres au bord de l’asphyxie, trop effrayée que le moindre air engrangé ne fasse défaillir le trait, non non, fini le coloriage à suivre consciencieusement sans dépasser svp sinon mouchoir et recommencez, halte à la première couche purée-ce-qu’il-est-pas-pigmenté puis deuxième ciel-quelle-est-cette-couleur-pétante-éblouissant-de-plein-fouet-même-un-manoir-hanté, c’est le moment de lâcher prise. Et c’est bien mérité.

… mais il est diablement gluant.

Mmh le gentil cheveu qui se colle sur le mazout labial à chaque mouvement de crinière à la L’Oréal. Mmh les doigts tout visqueux lorsqu’il s’agit de délicatement attraper l’indiscipliné. Mmh l’empreinte digitale poisseuse même après lavage + essuyage + séchage qui agrippe tout solide passant à proximité.

Le gloss repulpe les lèvres…

Qui n’a pas un jour soupiré de découragement face à deux lignes parallèles sans enflures lui faisant office de recouvrement de dents ? Qui, mais qui, n’a jamais espéré par effet d’optique accentuer le volume de sa bouche fatale ? C’est vrai, pourquoi Angelina Jolie aurait-elle le monopole des lèvres charnues ? Brad Pitt lui-même ne nous regarderait-il pas d’un autre oeil une fois la supercherie accomplie ? Le produit miracle, révolutionnaire, tient en un unique tube de dix millilitres, oui oui. Une application de la substance luisante plus tard, ses yeux, à Brad Pitt, n’y verront que du feu. Viens donc m’embrasser, Angie chérie.

… mais gare à l’effet mérou mièvre.

Mmh airbag buccal, moue gonflée, apanage des jet setteuses décérébrées et des candidates de télé-réalité ! Mmh Lindsay Lohan, Emmanuel Béart et compagnie, mmh les ravages… de la chirurgie. Rien à voir avec votre liquide meilleur ami ? Mais qui sait si au gré de doses couvrantes maximales slash récurage de peaux mortes labiales slash enduction chimique de matière glossy vous ne développerez guère une allergie ? Cela tient plus de l’hypocondrie, mais, par prophylaxie, courez toutes aux abris.

Le gloss est disponible en tant de goûts subtils…

Qui n’a pas un jour rêvé de pouvoir s’exclamer : "Oh, un joli petit bisou abricot !" "Et un smack fraise des bois pour la route, allez pour toi François !" "Hop, tu l’as pas volé, ce baiser citronné "! "Une bise qui claque à l’ananas, c’est cadeau Stanislas !" ?

… non j’rigole, c’est l’ignominie ultime.

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SoBusyGirls

Allô lubie #3 : la besace raphia

Pâques vient de passer – et nous a bien gâtées. Mais quand j’ai vu arriver le lapin avec son petit panier d’osier, je n’ai pas eu envie de le dévorer mais de l’imiter.

31 mars 2013. Ding dong, entendis-je les cloches tintinnabuler. Ils étaient là, les oeufs. Noisette, praliné, chocolat blanc, oréo, M&Ms, Kit Kat, Malteser, Kinder. Ils étaient là, bien ordonnés par taille et par couleur, comme une litanie à mon dressing si bien rangé.

C’est ce point qui a remporté la partie. Une fois n’est pas coutume, mon ventre brailleur s’est en effet fait tout petit. Muselant les grondements annonciateur d’éden gustatif, il a laissé place à une oculaire hypertrophie.

Car IL était là. Mister lapinou en chef, steward de luxe ne sortant de son terrier qu’une fois par an à cette occasion rêvée, LE tenait. LUI, celui qui m’avait manqué toute ma vie, LE sac qui n’était encore mien. Le panier de Bonne Maman, le sac en osier, la pochette de plage ou sac à linge sale, la besace tout terrain quoi. Celle-là même que deux clics plus tard, j’ai trouvé sur l’e-shop de Merci.

Besace raphia Merci

Il n’en fallait pas plus pour que, illuminée, mon âme d’enfant dénoue son clapet. "Moi aussi je veux être une lapinette, même que j’ai trouvé le parfait alibi !", m’a-t-elle crié.

Lunettes lapin

Ah oui, avec ça, c’est comme une lettre à la poste qu’il passerait, mon néo sachet !

(Ou peut-être le précédent récit n’est-il que le fruit de mon excès chocolaté.)

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